Alexia Séguin
Infirmière clinicienne. Chez Mieux-Être depuis près de 2 ans.
Si tu avais une journée complètement libre demain, tu ferais quoi ?
Clairement, ça commencerait par une bonne nuit de sommeil d’au moins 9 heures ! Ensuite, je me ferais un bon gros déjeuner (mon repas préféré) à déguster devant une série sur Netflix ou Prime. J’irais au gym quelque part dans la journée pour faire un peu de musculation ou, idéalement, suivre un cours de step ou de cardio-latino. Je me récompenserais ensuite avec une bonne crème glacée, et pour terminer la journée, j’irais déguster des pâtes au resto ou accompagner ma sœur à une soirée de danse en ligne.
Une personne qui t’inspire ?
Ça fait deux personnes, mais je dirais sans hésitation mes parents. D’abord, pour les valeurs qu’ils m’ont inculquées, notamment l’importance de la communication, de l’ouverture, de la discipline et de la persévérance. Ils ont su me transmettre l’équilibre idéal entre travailler fort pour atteindre ses objectifs, toujours chercher à se dépasser et ne jamais oublier de profiter de la vie, partir à l’aventure et se récompenser.
Ils m’inspirent aussi par tous les défis qu’ils ont surmontés au fil des années, mais surtout par les leçons qu’ils en ont tirées et qu’ils m’ont transmises. Il faut énormément de force pour se relever après d’aussi grandes épreuves, mais également beaucoup de sagesse et de détermination pour avoir continué d’avancer jusqu’à se rendre où ils en sont aujourd’hui.
Ils m’impressionnent chaque jour et sont de véritables modèles à mes yeux. Je leur serai toujours reconnaissante pour la vision du monde qu’ils m’ont transmise et pour la personne que je suis devenue grâce à eux.
Ton parcours vers ce rôle a ressemblé à quoi ?
Après le secondaire, j’ai fait Sciences de la nature, profil Santé, au cégep. Avec le recul, je réalise que je savais déjà au fond de moi que je voulais devenir infirmière. Je me suis donc naturellement dirigée vers les sciences infirmières à l’université. J’ai travaillé fort, ce qui m’a permis de terminer parmi les 5 % des meilleurs étudiants de ma cohorte et de réaliser mon stage final en Belgique, une expérience qui m’a aussi permis de découvrir un peu l’Europe.
Durant mes études, j’ai travaillé comme externe en soins infirmiers en chirurgie digestive. Après avoir obtenu mon diplôme, j’ai exploré différents milieux, notamment l’urgence, avant de réaliser que ce n’était pas le domaine qui me correspondait. J’ai alors débuté ma carrière comme infirmière clinicienne en ORL et en urologie.
Toutefois, je savais depuis longtemps que je souhaitais éventuellement travailler en GMF, surtout pour la diversité de la clientèle, l’étendue de la pratique infirmière et l’impact que l’on peut avoir tôt dans le parcours de vie des patients. J’aime prendre le temps de discuter avec eux, de les écouter et de bâtir un lien thérapeutique en les accompagnant dans leur évolution.
Ainsi, dès que j’ai eu l’opportunité de rejoindre un GMF, je l’ai saisie, et c’est définitivement le milieu où je me suis le plus épanouie comme infirmière. J’aimerais d’ailleurs éventuellement devenir IPS en première ligne.
Quel conseil donnerais-tu à quelqu’un qui veut faire ton métier ?
Je lui dirais de foncer, parce que c’est un des plus beaux métiers qui soit et qu’il offre une multitude de possibilités : différents milieux de travail, différentes clientèles, différents horaires… Il y a vraiment une place pour chacun ! Si l’intérêt pour la santé et le contact humain sont présents, on peut toujours trouver un environnement qui nous passionne.
Je lui dirais aussi de ne pas s’oublier dans le processus, autant pendant les études, qui sont exigeantes, qu’une fois sur le marché du travail. C’est un métier où l’on s’investit énormément auprès des autres, mais il faut aussi savoir prendre soin de soi.
Finalement, je lui dirais de toujours prendre le temps d’être réellement à l’écoute de ses patients et de s’adapter à chacun. Chaque personne est différente et, particulièrement en première ligne, ça fait une énorme différence de prendre le temps d’explorer ce que la personne connaît déjà, ce dont elle a besoin et ce sur quoi elle souhaite discuter ou travailler. C’est ce qui permet de créer une relation de confiance, mais aussi de faire en sorte que les interventions de promotion de la santé et de prévention aient un réel impact à long terme.
Ce qui te rend le plus fier.ère dans ton rôle ?
La chose qui me rend le plus fière, c’est de savoir que j’ai commencé ma pratique en GMF à une période de croissance pour Mieux-Être. J’ai eu la chance de contribuer à l'évolution du réseau et d’apprendre énormément sur le terrain grâce à l’encadrement de mes gestionnaires et au soutien de mon équipe. Pendant plusieurs mois, j’ai eu l’occasion de soutenir trois cliniques du réseau, une expérience aussi enrichissante que formatrice.
Avec la confiance que mes collègues m’ont accordée, je suis fière de voir à quel point l’autonomie du rôle de l’infirmière clinicienne s’est développée et comment notre offre de services s’est élargie. En GMF, les possibilités sont nombreuses, que ce soit pour le suivi des maladies chroniques, des grossesses, du développement des enfants, les évaluations cognitives ou les dépistages préventifs.
De voir le chemin parcouru, entre mes débuts et aujourd’hui, me procure un grand sentiment d’accomplissement et de fierté. Je suis aussi très reconnaissante envers l’équipe qui m’a accompagnée et qui a contribué à rendre tout cela possible.
Ton super pouvoir idéal ?
La téléportation, sans hésitation ! Je m’inscris à tellement d’activités et j’entreprends toujours plusieurs projets à la fois, donc ce serait vraiment pratique pour optimiser mon temps. Je suis constamment en train de courir d’un endroit à l’autre, alors ça m’éviterait sûrement un peu de stress… et quelques retards aussi, haha ! Et le meilleur dans tout ça ? Ce serait aussi révolutionnaire pour voyager, une autre de mes grandes passions !







